Les dettes souveraines, des nombreuses conséquences sur les marchés financiers

Les dettes souveraines sont un phénomène qui grandit en importance dans les pays développés. Cependant on voit, par exemple avec les guerres en Ukraine et en Iran, que l’influence de l’Asie grandit. Le déclin de l’Occident est en partie lié à une politique court-termiste depuis un certain nombre d’années, alors que des grands pays asiatiques comme la Chine ont construit à long terme leur développement économique. Les marchés financiers montrent que la force des places financières asiatiques montent en importance et que les pays endettés voient leur influence relativement diminuée.

La situation budgétaire des pays occidentaux est un symptôme de déclin. En revanche tous les pays ne sont pas touchés : par exemple l’Allemagne qui possède de nombreux excédents peut faire des investissements massifs dans les infrastructures et les nouvelles technologies les prochaines années. La France est en risque de déclassement par rapport à l’Allemagne de ce point de vue. Les marchés financiers couvrent en partie cet écart à cause de l’euro. Cependant les événements en France menacent cet équilibre assez trompeur. Face à des investissements massifs dans les nouvelles technologies de la Chine et des Etats Unis qui sont des alliés moins fiables avec Trump montrent que l’Union Européenne doit investir massivement dans l’innovation et la recherche. L’idée mise en avant par Van der Leyen d’une économie sociale de marché est une réponse qui peut être intéressante dans le hard et le soft power.

Les marchés financiers sont par exemple plus stables en moyenne qu’ils l’ont été dans des phases de crise, par exemple dans la crise financière de 2008. Cependant on peut voir que l’évolution de facteurs des marchés, par exemple de la nouvelle rivalité entre le dollar et le yuan, montre que le poids des monnaies gagne en importance à nouveau. L’émergence de la crypto monnaie peut être aussi un nouveau terrain de rivalité entre les deux devises. Ces facteurs sont liés à l’évolution des dettes souveraines qui peuvent enlever indirectement de la puissance aux monnaies dans un contexte de tensions géopolitiques. Par ailleurs la création il y a quelques années du crypto yuan par exemple montre que la rivalité entre les monnaies utilise également les nouvelles technologies. C’est la raison pour laquelle il faut prendre en compte le phénomène des dettes souveraines plus qu’il n’a l’air d’être considéré par les politiciens.

Les marchés financiers peuvent aussi être un moyen de combattre cet endettement avec une politique audacieuse qui voudrait investir dans l’avenir. L’Allemagne est dans ce processus et la Chine le fait également. Cette mentalité permettrait de mieux surmonter les crises et créer un nouvel élan ; cela inciterait plus au travail et revitaliserait les politiques redistributives. C’est la raison pour laquelle il faudrait s’inspirer de l’exemple de Deepseek, qui a été capable d’être disruptif sur le marché des nouvelles technologies. Repenser la politique de subvention pour les start ups et en faire une priorité est un moyen de récolter potentiellement de nombreux fond à un relativement moindre coût. Avoir une politique incitative au travail tout en réformant le système redistributif à partir de plans à cinq ou dix ans peut être une réponse aussi. Le plan d’investissement 2030 présenté par Emmanuel Macron en 2022 est un exemple même si ce type de politique doit faire davantage consensus. Cependant le financement de ces politiques doit être adepte de formes de financements moindres pour des start ups dont le potentiel est davantage sélectionné plutôt relativement que des subventions lourdes pour des grandes entreprises. Par ailleurs le secteur du luxe, par exemple, est trop représenté relativement à d’autres, ce qui est une anomalie pour une grande puissance. Sans dénigrer le secteur du luxe l’avenir ne se construit pas sur le superflu. Il devrait y avoir pour objectif dans les prochaines années de rééquilibrer les secteurs principaux autour de l’industrie ou des secteurs liés à l’innovation. Ces réponses peuvent contribuer à diminuer à terme le poids de la dette qui participent largement à un déclin qui doit être combattu.

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